Université du Liberia

L’Université du Liberia (UL) est un établissement d’enseignement supérieur public situé à Monrovia. Elle a vu le jour en 1863, comme Collège des arts du Liberia, et est devenue université en 1951. C’est l’un des établissements d’enseignement supérieur les plus anciens du genre en Afrique occidentale. Malheureusement, les cours ont été perturbés et les bâtiments endommagés par trois décennies de guerre civile. Depuis la fin du conflit le plus récent, en 2003, le pays vit une période de redéveloppement, appuyé en cela par nombre de gouvernements, d’organisations multilatérales et d’ONG.

Le dernier épisode de guerre a infligé de lourds dommages. L’infrastructure a été détruite, mais surtout, une bonne partie du personnel a été tué ou forcé de quitter le pays. D’ailleurs, tout le système d’éducation, de la maternelle au secondaire, a été dévasté de même. Les écoles ont été détruites et les enseignants tués ou contraints à l’exil. L’absence de système éducatif a touché plusieurs générations de jeunes Libériens. L’Université a maintenant un rôle essentiel à jouer dans la régénération de l’éducation et du pays.

En 2009, M. Emmet Dennis, recteur de l’Université du Liberia, a demandé à USF d’aider l’établissement à améliorer les cours d’appoint en mathématiques et en anglais destinés aux nouveaux étudiants. Il s’agissait de perfectionner les compétences en pédagogie des membres du corps professoral, afin de restaurer le programme de rattrapage et de soutenir des initiatives menées par des étudiants pour constituer un centre de tutorat.

Formation des formateurs I

À l’été 2011, Conzolo et Kara Migliozzi, bénévoles d’USF, ont mené à bien un programme de deux mois constitué de cours d’appoint à l’intention des chargés de cours de l’UL. Ils se sont concentrés sur la pédagogie, la gestion de classe et l’évaluation. Les participants ont acquis des compétences qui leur permettent de mieux enseigner aux étudiants de première année, souvent mal préparés à des études de ce niveau.

Étant donné l’état de l’infrastructure après la guerre, il n’est pas surprenant que les étudiants qui entrent à l’université n’aient pas les compétences qui leur permettent de réussir. […] Il est indispensable de développer leurs connaissances de base en mathématiques et en anglais pour créer sur place un vaste bassin de jeunes gens talentueux, qui deviendront bientôt d’excellents enseignants du primaire et du secondaire et qui pourront poursuivre leurs études grâce aux programmes supérieurs que les institutions libériennes et les organisations internationales sont en train de mettre sur pied et de consolider.

– Conzolo Migliozzi, bénévole

Formation des formateurs II

Les membres du personnel enseignant de l’UL qui ont participé au projet de l’été 2011 pour développer leurs compétences pédagogiques ont trouvé le programme si utile qu’ils ont demandé sa reconduction l’été suivant. Pour cette deuxième session, ils souhaitaient des ateliers portant entre autres sur les méthodes pédagogiques les plus appropriées à l’enseignement des mathématiques et de l’anglais. Pour répondre à la demande, USF a envoyé trois bénévoles en 2012 : Ree Migliozzi, Maryan Koehler et Emmett C. Dennis. Ree et Emmett sont spécialistes de l’enseignement des mathématiques et Maryan Koehler enseigne l’anglais à des étudiants d’université.

Formation des formateurs III

En 2014, Brian Goodman a dirigé une série de huit ateliers de perfectionnement professionnel et pédagogique à l’intention des membres du personnel enseignant du Département d’anglais de l’UL. Ceux-ci, qui enseignent chaque année à plus de 17 000 étudiants du baccalauréat, ont des niveaux très variables de formation à l’enseignement en anglais de leur discipline respective. Les ateliers visaient donc en particulier à renforcer leurs compétences en la matière.

Il s’agissait entre autres de les aider à développer leur esprit critique en prêtant davantage attention à la mécanique de la lecture et de l’écriture au niveau du baccalauréat. En lecture, par exemple, le travail a porté à la fois sur des textes informatifs et des textes littéraires, et a mené de la simple compréhension à la capacité d’évaluer et d’interpréter. Les sessions suivantes ont traité des diverses formes d’argumentation écrite, y compris la rédaction de textes convaincants, l’explication de textes et la rédaction de rapports de recherche. Enfin, il y a eu un atelier d’écriture destiné à présenter la création littéraire comme un élément utile à intégrer au programme d’anglais.

De 30 à 40 chargés de cours d’anglais ont participé à chacun des huit ateliers, soit plus de la moitié de cet effectif de l’UL. Tous font état d’une confiance accrue dans chacun des domaines abordés. Ils ont dressé un plan visant l’incorporation de leurs nouvelles compétences dans leur enseignement. Grâce à ce projet d’USF, et à d’autres, toujours en cours, des milliers d’étudiants profiteront d’un enseignement amélioré dans les domaines essentiels que sont la lecture, l’écriture et l’exercice de la pensée critique.

Je tiens à remercier particulièrement M. Brian Goodman, qui a fait un excellent travail. Il a amélioré nos connaissances en rédaction descriptive, en rédaction créative, en stratégies de lecture, etc. Ce sont autant de sujets essentiels, qui arrivent à point nommé pour nos étudiants. Le soutien continu d’USF depuis quelques années a été capital. Il a considérablement aidé notre Département à relever certains de ses plus grands défis.

– Austin Lablah, chargé de cours, Département d’anglais de l’Université du Liberia

Résultats

Les membres du personnel enseignant sont beaucoup mieux en mesure d’enseigner la littérature anglaise, la rédaction et les mathématiques. Conséquence directe : leurs étudiants sont plus habiles à accomplir le travail d’un étudiant universitaire.

Effets escomptés

Le nombre d’étudiants mieux formés ira croissant. Ils deviendront médecins, ingénieurs, agronomes et infirmiers, et seront en mesure de fournir l’expertise dont le Liberia a besoin pour se développer.

 

Date : 2011-2014
Bénévoles :

  • Emmett C. Dennis, professeur agrégé de mathématiques, Département de mathématiques, Université d’État Southern Connecticut, New Haven, Connecticut (Formation des formateurs II)
  • Brian Goodman, doctorant à l’Université Harvard, Cambridge, Massachusetts (Formation des formateurs III)
  • Maryan Koehler, International Faculty Member, University Regis, Denver, Colorado (Formation des formateurs II)
  • Conzolo Migliozzi, enseignant, Fonds de formation et de perfectionnement 1199SEIU, Université du Massachusetts, Boston, Massachusetts (Formation des formateurs I)
  • Kara Migliozzi, éducatrice en santé, École intermédiaire Higgins, Peabody, Massachusetts (Formation des formateurs I)
  • Ree Migliozzi, professeure auxiliaire de mathématiques, Collège communautaire de Holyoke, Holyoke, Massachusetts (Formation des formateurs II)