Arshad Ahmad, membre du conseil d’administration d’AWB, partage un article récent d’University World News intitulé « Le pont vers le monde du travail est rompu. Les universités des pays du Sud doivent le reconstruire ». Cet article met en lumière un défi auquel sont confrontées de nombreuses universités : comment aider les étudiants à passer des études à une vie professionnelle enrichissante, en leur inculquant confiance, discernement et sens des responsabilités ? S’appuyant notamment sur un travail en cours avec l’université d’Aror, dans le Sindh (Pakistan), cet article s’inscrit pleinement dans l’engagement plus large d’AWB en faveur du renforcement des capacités, des partenariats ancrés localement et du développement d’un enseignement supérieur performant pour un impact durable. Lire l’article ici : [https://www.universityworldnews.com/post.php?story=20260402114229782]
Un projet mondial vise à former des enseignants du supérieur au Ghana
Faire du bénévolat pour Academic Without Borders (AWB) avait toujours été un rêve pour Jill Grose, ancienne directrice du Centre d’innovation pédagogique (CPI) de Brock.
Cette organisation canadienne à but non lucratif s’efforce de renforcer les universités des pays à revenu faible et intermédiaire grâce à des projets menés par des bénévoles qui mettent l’accent sur la recherche et les initiatives de formation locales favorisant le développement national.
En tant que bénévole d’AWB, Grose a passé deux semaines en 2025 à aider à mettre en œuvre le tout premier programme d’atelier sur les compétences pédagogiques (ISW) à l’Université des études commerciales et du développement intégré (UBIDS) dans le cadre d’un projet d’AWB.
Cette initiative visait à doter les éducateurs de stratégies pédagogiques pratiques favorisant l’apprentissage des élèves et des compétences d’animation nécessaires pour aider leurs collègues à développer ces mêmes stratégies.
Grose possède une vaste expérience dans la mise en œuvre du programme ISW, proposé par CPI depuis plusieurs décennies. En tant que coprésidente du Réseau international ISW , elle a également soutenu le développement professionnel et le perfectionnement des animateurs et formateurs ISW à travers le monde.
« Grâce à ISW, nous travaillons en petits groupes dans un environnement d’apprentissage sécurisant. Au cours des séances, les professeurs dispensent des cours à leurs pairs et reçoivent des retours d’information sous diverses formes. C’est un programme très intensif et, pour beaucoup, une véritable transformation », explique-t-elle.
En collaboration avec sa collègue formatrice Cynthia Korpan, Grose a présenté le programme ISW de quatre jours à neuf membres du corps professoral d’UBIDS. Ces derniers ont ensuite participé à l’atelier de perfectionnement des animateurs (FDW) de cinq jours.
« L’idée était de renforcer les capacités institutionnelles en formant un groupe de facilitateurs ISW capables de proposer ce programme de formation à tous les enseignants d’UBIDS », explique-t-elle. « L’équipe, incroyablement dévouée, était pleinement investie dans ce travail. Le rythme était soutenu, mais observer comment les valeurs et les principes de ce programme canadien s’adaptaient au contexte et à la culture du système universitaire ghanéen a été un moment fort de mon expérience. »
Grose et Korpan continuent d’apporter leur soutien à l’équipe d’animateurs au Ghana, qui a récemment reçu un financement institutionnel pour déployer le programme auprès de 30 professeurs au cours des prochains mois.
« Le programme ISW valorise l’apprentissage par l’expérience, la diversité des approches pédagogiques et l’approche centrée sur l’étudiant. Si davantage de professeurs adoptent ces principes, ils commenceront à partager un langage commun en matière de pédagogie. Cela peut transformer la culture institutionnelle et permettre aux étudiants de vivre une expérience éducative plus enrichissante », explique-t-elle.
Grose partagera son expérience lors d’un séminaire en ligne qui aura lieu le lundi 23 mars de 11 h à midi dans le cadre du Mois des ODD à Brock.
Organisé par Brock International et CPI, l’événement accueillera également Corrie Young, directrice exécutive adjointe des projets et des réseaux d’AWB, qui partagera son point de vue sur la mission de l’organisation et le rôle important que jouent les bénévoles dans le développement durable de l’enseignement supérieur à travers le monde.
L’Université Brock est membre du réseau d’établissements canadiens d’AWB, ce qui permet à son corps professoral et à son personnel de proposer et de participer aux projets de bénévolat de renforcement des capacités d’AWB à l’échelle mondiale.
Brock International diffuse tout au long de l’année des appels à bénévoles et des propositions de projets auprès des facultés et des départements, et c’est ainsi que Grose a appris l’existence de cette opportunité de travailler au Ghana.
Avec le recul, elle affirme que cette expérience l’a aidée à mieux comprendre les différences et les similitudes entre les systèmes éducatifs du monde entier.
« Les défis auxquels le corps professoral est confronté sont très similaires aux nôtres. Le temps consacré au perfectionnement pédagogique peut être sous-estimé par rapport à la recherche, par exemple ; il est donc essentiel d’obtenir l’adhésion de l’institution. Cela prend du temps. »
Cette opportunité lui a également permis de rester active dans son domaine après sa retraite.
« Travailler au Ghana m’a permis de nouer de nouvelles collaborations et de contribuer à une cause qui me tient particulièrement à cœur », explique Grose, qui continue de partager son expertise en animant des ateliers à l’Université Brock. « Ce fut aussi une aventure extraordinaire. J’ai énormément appris, et cela me permet de rester jeune. Je suis très reconnaissante à AWB pour cette opportunité. »
Toute personne souhaitant en savoir plus sur AWB peut contacter Cecilia Garcia Vega , chargée de projet chez Brock International, ou consulter le site web d’Academics Without Borders .
Le Dr Andrew P. Dean soutient le développement de la recherche en Ouganda | Université Lakehead
Au printemps dernier, lorsque Academics Without Borders (AWB) a lancé un appel à volontaires pour aider une nouvelle université ougandaise à élaborer un plan de recherche complet, le Dr Andrew P. Dean a su qu’il avait trouvé la personne idéale pour son expertise.
En tant que vice-président à la recherche et à l’innovation de l’Université Lakehead à l’époque, le Dr Dean a vu là une occasion de faire le lien entre son expérience professionnelle et son intérêt de longue date pour le développement international.
« Mes différentes fonctions au sein de diverses universités, notamment celle de vice-présidente à la recherche et à l’innovation à Lakehead, m’ont permis de mieux comprendre les facteurs de réussite d’une université. À la fin de mon mandat, alors que je me projetais dans l’avenir, je souhaitais vivement transmettre ce savoir. Cette opportunité me permettait de mettre mon expérience à profit là où elle est le plus nécessaire », explique la Dre Dean.
Suite au processus de candidature, l’Université Saint Joseph de Mbarara (USJM) a sélectionné le Dr Dean pour diriger le projet, lançant ainsi une collaboration visant une étape cruciale : l’obtention d’une charte complète en tant qu’université accréditée par le Conseil de l’enseignement supérieur de l’Ouganda.
Comprendre le contexte ougandais
Le projet a débuté via Zoom, en raison d’un décalage horaire de huit heures, tout au long du printemps et de l’été 2025. Cependant, les collègues ougandais du Dr Dean ont souligné qu’une visite prolongée à l’université et dans la ville serait nécessaire pour bien comprendre le contexte ougandais et ce qui pourrait être réalisé de manière réaliste.
Grâce à l’organisation et au soutien très efficaces d’AWB, et à l’aide de l’Université Lakehead et de l’USJM, le Dr Dean s’est rendu à Mbarara, dans le sud-ouest de l’Ouganda, en octobre 2025.
Avec le Rwanda juste au sud et la République démocratique du Congo à l’ouest, la région lui offrait un profond changement de perspective.
« J’ai franchi l’équateur six fois pendant ma visite et j’ai ainsi compris ce que la pluie signifie réellement dans la forêt tropicale », se souvient le Dr Dean.
Élaborer un plan grâce à la communauté
Durant son séjour d’un mois, le Dr Dean a mené plus de 20 entretiens et séances de groupes de discussion, en s’entretenant avec des étudiants et des anciens élèves, des professeurs et des cadres supérieurs, ainsi que des responsables religieux et des groupes communautaires.
Au-delà de la collecte de données, il s’est intégré à la vie académique de l’USJM. Il a donné deux conférences invitées : l’une devant plus de 80 étudiants de premier cycle sur les opportunités de recherche — remarquant avec un sourire que, tout comme au Canada, les étudiants hésitaient à occuper le premier rang — et l’autre à l’intention du corps professoral, intitulée « Construire la nation par la recherche ».
Surmonter les défis avec optimisme
Cette visite a mis en lumière un fossé numérique et financier criant. À l’USJM, des éléments de base que les institutions nord-américaines tiennent souvent pour acquis — un accès internet fiable, un accès à un ordinateur et même les coûts d’impression — constituent des obstacles constants.
« La réalité des capacités financières et opérationnelles de l’université a nécessité plusieurs révisions du plan », souligne le Dr Dean. « Ce qui m’a vraiment impressionné, c’est la volonté de travailler dur, de trouver des solutions alternatives et de rester optimiste pour faire progresser collectivement cette université en pleine évolution. »
En Ouganda, l’éducation est hautement valorisée et perçue comme un moyen de briser le cycle de la pauvreté. Cette valeur culturelle a motivé l’effort collectif visant à garantir que le plan de recherche soit à la fois ambitieux et réaliste sur le plan budgétaire de l’université.
Une connexion durable
La vie à Mbarara n’était pas que travail pour le Dr Dean ; la communauté l’a accueilli avec un chalet et un compagnon canin nommé Simba.
Entre promenades dans les plantations de bananes et nombreux repas et thés partagés avec les membres de la communauté locale, il a finalisé un projet qui reflète l’âme de la communauté de Mbarara. Ses hôtes ont même veillé à ce que le Dr Dean puisse s’adonner à son passe-temps favori, le golf, et ont organisé des excursions pour observer les gorilles de montagne et les singes dorés.
Le plan de recherche final a été présenté à l’ensemble de la communauté universitaire fin octobre 2025. L’USJM est désormais en bonne voie de soumettre sa demande d’accréditation complète ce printemps.
Revenant sur ce voyage, le Dr Dean confie : « Visiter l’Ouganda et travailler avec l’Université Saint Joseph de Mbarara sur ce projet a été incroyablement enrichissant et l’un des moments forts de mon séjour à l’Université Lakehead. »
Le réseau AWB est un consortium d’établissements d’enseignement postsecondaire canadiens qui appuient la mission d’AWB, laquelle consiste à collaborer avec des établissements d’enseignement supérieur des pays à revenu faible et intermédiaire sur des initiatives de renforcement des capacités visant à stimuler le développement et à améliorer la qualité de vie des communautés à travers le monde. AWB coordonne l’expertise de bénévoles afin de travailler avec des collègues d’établissements d’enseignement supérieur sur des initiatives prioritaires dans les domaines des disciplines universitaires, de l’enseignement et de l’apprentissage, du soutien à la recherche et des fonctions administratives. L’Université Lakehead a rejoint le réseau AWB en 2024.
Profil d’une bénévole : hommage à Judith Orogun
Alors que 2026 est proclamée Année internationale des volontaires pour le développement durable, en ce début de nouvelle année placée sous le signe de la collaboration et de l’impact à l’échelle mondiale, nous sommes fiers de mettre à l’honneur l’engagement et l’expertise des bénévoles d’USF, à l’image du Dr Judith Orogun, dont l’action illustre pleinement la capacité de l’enseignement supérieur à générer des changements concrets et durables.
Le Dr Judith Orogun est professeure et consultante en assurance qualité des programmes et des cursus au Mohawk College of Applied Arts and Technology, à Hamilton (Ontario). Figure reconnue de l’enseignement supérieur, elle s’est récemment engagée comme bénévole auprès d’Universitaires sans frontières (USF) dans le cadre d’un projet mené avec la Jaramogi Oginga Odinga University of Science and Technology (JOOUST), à Bondo, au Kenya.
De septembre 2024 à mai 2025, Judith a collaboré à distance avec une équipe de professeurs de la JOOUST afin de réaliser une évaluation des besoins portant sur la capacité du corps enseignant à mettre en œuvre un curriculum axé sur les compétences et à co-élaborer un plan de mise en œuvre opérationnel. Son mandat comprenait une visite sur place en janvier 2025, au cours de laquelle elle a su établir des liens entre les cadres pédagogiques théoriques et les pratiques culturelles locales, une expérience qu’elle qualifie d’enrichissante tant sur le plan professionnel que personnel.
Grâce à une collaboration étroite avec une équipe enthousiaste et engagée, le projet a atteint ses objectifs dans les délais impartis et a donné lieu à l’établissement de relations professionnelles solides, qui se sont poursuivies bien au-delà du cadre officiel du mandat. Judith demeure en contact avec ses collègues de la JOOUST, avec lesquels elle continue d’échanger idées et conseils, notamment sur les stratégies liées à l’approche axée sur les compétences et sur d’autres initiatives institutionnelles.
Revenant sur cette expérience, Judith décrit son engagement bénévole auprès d’USF comme le prolongement naturel de l’une de ses passions : contribuer au développement de l’éducation en Afrique par l’entremise d’une organisation fiable, guidée par des valeurs fortes.
« La vision d’USF, qui vise à promouvoir le développement par l’enseignement supérieur, me touche particulièrement. Je souhaite apporter une contribution concrète au développement de l’éducation en Afrique (mon continent d’origine) et dans les Caraïbes (ma région d’adoption), ainsi que dans d’autres pays à revenu faible ou moyen. J’ai pu constater de près à quel point l’éducation constitue un levier puissant pour améliorer les conditions de vie des populations en Afrique et dans les Caraïbes, et je me sens honorée de pouvoir contribuer à cet objectif, en parfaite adéquation avec ma vision. »
Judith met également en lumière la dimension réciproque du volontariat, une valeur au cœur de la mission d’USF et de l’Année internationale des volontaires.
« Donner, c’est aussi recevoir – souvent bien davantage : des amitiés, de nouvelles perspectives, de la gratitude et une appréciation de ses propres expériences comme celle des autres », souligne-t-elle.
Ancrée dans la philosophie Ubuntu — selon laquelle la réussite individuelle est indissociable de la réussite collective, Judith considère son engagement bénévole auprès d’USF comme un moyen significatif de soutenir le développement professionnel des éducateurs œuvrant au renforcement des systèmes d’enseignement supérieur dans les pays à revenu faible ou moyen.
À la suite de sa première mission, Judith a choisi de s’engager de nouveau en devenant ambassadrice d’USF, animée par le désir de faire rayonner la valeur du bénévolat au sein du réseau des collèges de l’Ontario. Dans ce rôle, elle met en avant les bénéfices réciproques qu’apporte l’engagement volontaire, tant pour les bénévoles que pour les institutions partenaires, les établissements d’origine et USF elle-même.
Titulaire d’un baccalauréat en éducation, d’une maîtrise ès arts et d’un doctorat en éducation axé sur l’élaboration de programmes d’études et sur le changement systémique, Judith met au service de son engagement bénévole plusieurs décennies d’expérience en enseignement supérieur. Au fil de sa carrière, elle a occupé des fonctions d’enseignement et de direction à l’Excelsior Community College ainsi qu’à l’Université de technologie de la Jamaïque (UTech), où elle a notamment coordonné plusieurs programmes et assumé la direction du programme de diplôme d’études supérieures en éducation.
Prenant du recul sur la portée de son engagement, Judith recommande avec enthousiasme l’expérience de bénévolat au sein d’USF :
« Ce que vous retirerez de votre bénévolat auprès d’USF surpassera largement ce que vous y apporterez. Comment mesurer une telle contribution, une expérience et une aventure de cette nature? Vous en sortirez profondément enrichi, tout comme les collègues que vous accompagnerez… Je recommande vivement USF et les opportunités qu’elle offre. »
En cette Année internationale des volontaires, nous exprimons notre profonde reconnaissance envers des bénévoles comme Judith Orogun, dont la générosité, l’expertise et la perspective mondiale continuent de contribuer au renforcement des établissements, à l’autonomisation des éducateurs et à l’avancement de la mission d’USF partout dans le monde.
Partager l’expertise pour amplifier l’impact
En 2023, la collaboration entre l’Université Aga Khan (AKU) et Universitaires sans frontières (AWB) est entrée dans une nouvelle phase de transformation qui inverse discrètement mais profondément le flux traditionnel du renforcement des capacités à l’échelle mondiale. Alors que les volontaires d’AWB soutenaient auparavant l’AKU, l’expertise circule désormais dans l’autre sens.
Le réseau d’excellence en enseignement et apprentissage de l’AKU (QTL_net), et plus particulièrement son unité d’apprentissage mixte et numérique (BDL), a développé le programme d’enseignement en ligne dans l’enseignement supérieur (OTHE). Ce programme est désormais déployé dans des établissements d’enseignement supérieur de pays à revenu faible et intermédiaire grâce au réseau de bénévoles d’AWB.
Le programme OTHE a vu le jour pendant la pandémie, lorsque l’AKU a constaté que le simple transfert des cours magistraux en présentiel sur Zoom était insuffisant, notamment pour les étudiants rencontrant des problèmes de connexion ou ayant une expérience numérique limitée. En réponse, le BDL a lancé le manuel d’autoformation « Principes fondamentaux de la conception et de l’animation de cours en ligne » et le programme OTHE en 2021.
Conçu comme une expérience d’apprentissage mixte, OTHE utilise un format bichrone, combinant activités asynchrones et sessions hebdomadaires en direct. Ce format reflète les principes pédagogiques qu’il enseigne. Le programme complet de quatre cours aide les enseignants à repenser la conception de leurs cours, à créer des environnements en ligne stimulants et inclusifs, à animer des cours et à élaborer des évaluations concrètes.
La pertinence du programme a rapidement suscité l’intérêt au-delà de l’AKU, incitant AWB à contacter l’université pour une diffusion plus large. Cette démarche a donné naissance à une collaboration qui touche aujourd’hui près de 500 enseignants et membres du personnel dans 11 pays, dont le Kenya, le Pakistan, l’Afghanistan et la Syrie. Ce qui est remarquable, c’est qu’un programme développé dans les pays du Sud contribue désormais à façonner l’enseignement en ligne dans les régions qui en ont le plus besoin.
Ce partenariat repose sur un modèle durable : AKU forme des bénévoles d’AWB qui co-animent ensuite OTHE et l’intègrent à leurs propres réseaux. Il en résulte une approche collaborative, contextualisée et décolonisée, où les connaissances circulent dans les deux sens.
« Cette collaboration illustre comment l’innovation peut valoriser les enseignants à travers le monde, prouvant que l’expertise se renforce lorsqu’elle est partagée », a déclaré Nancy Gallini, directrice générale d’Academics Without Borders. « Ensemble, AKU et AWB démontrent qu’un apprentissage véritablement percutant émerge lorsque les connaissances circulent librement, permettant aux participants de s’épanouir à la fois comme enseignants et comme apprenants. Nous sommes reconnaissants de cette opportunité de collaborer à ce programme novateur, de continuer à apprendre d’AKU et de consolider un partenariat à la fois productif et profondément inspirant. »
Azra Naseem, directrice de BDL et co-conceptrice d’OTHE, nous rappelle pourquoi ce travail est important : « L’avenir de l’éducation en ligne exige des modèles collaboratifs, décolonisés et ancrés dans les réalités locales. »
L’impact est visible dans chaque groupe. Gabriela Abbud, bénévole d’AWB à l’Université de l’Alberta, a commenté la diversité des points de vue : « La diversité des points de vue a enrichi chaque discussion et a façonné ma propre approche de l’enseignement en ligne. »
Les participants, comme le Dr Lucy Eunice Akinyi de l’Université de Turkana au Kenya, ressentent également le changement : « Ce cours m’a permis de concevoir un contenu inclusif qui a considérablement amélioré les performances des apprenants. »
L’expansion d’OTHE confirme que les institutions des pays du Sud ne se contentent pas d’adopter les meilleures pratiques internationales ; elles contribuent à les définir. Elle démontre que l’innovation peut prospérer dans des contextes marqués par les contraintes, la créativité et la résilience. Surtout, elle confirme une vérité simple : lorsque l’expertise est partagée ouvertement, chacun progresse.
Renforcement des capacités de recherche à l’Université de Bahir Dar (Éthiopie)
Établissement partenaire : Université de Bahir Dar, université publique éthiopienne fondée en 2000, qui accueille quelque 30 000 étudiant(e)s à temps plein et à temps partiel
Bénévoles d’USF : Colleen Willard-Holt (Université Wilfrid Laurier) et Doug Orr (Université de Lethbridge)
Défi : Améliorer les compétences en matière de rédaction de demandes de subvention et de communication pour soutenir la recherche locale
À l’Université de Bahir Dar (BDU), en Éthiopie, plusieurs enseignant(e)s et chercheur(-se)s se heurtent à des obstacles persistants pour obtenir des financements de recherche, qu’il s’agisse d’un manque d’expérience dans la rédaction de demandes de subventions compétitives, de la difficulté à identifier les bailleurs de fonds pertinents ou encore de la nécessité d’exprimer clairement la valeur de leur travail. Ces défis entravent l’activité de recherche des enseignant(e)s, empêchant ainsi l’université de réaliser son plein potentiel.
Il est essentiel de renforcer les capacités de recherche des universitaires. Lorsque les enseignant(e)s et les étudiant(e)s disposent de compétences de recherche modernes, les universités sont en mesure de produire des connaissances enracinées dans les réalités locales plutôt que simplement importées de l’extérieur. Ce type de recherche, ancrée dans le contexte local, est indispensable pour relever les défis sociaux et économiques qui orientent l’avenir du pays.
Approche : Adapter le programme Fondements de la communication savante (Scholarly Communication Essentials) d’USF aux besoins de l’Université BDU
Consciente de ce besoin, la direction des relations extérieures et des partenariats de l’Université BDU, en coordination avec la direction des projets financés par des fonds extérieurs – relevant du vice-président chargé de la recherche et de l’engagement communautaire – a soumis une proposition en partenariat avec Universitaires sans frontières afin de renforcer les capacités de recherche au sein de l’université. Leur proposition visait à aider les enseignant(e)s de l’Université BDU à devenir plus concurrentiel(le)s en matière de financement pour la recherche en les dotant des bases essentielles pour repérer les opportunités de financement, structurer des demandes convaincantes et communiquer leurs idées de recherche de manière claire et efficace.
Universitaires sans frontières (USF) était particulièrement bien placée pour répondre à ce besoin grâce à son programme Fondements de la communication savante (Scholarly Communication Essentials – SCE), conçu par des bénévoles d’USF possédant une grande expertise en matière de communication dans le domaine de la recherche. Le programme SCE propose une formation en ligne visant à renforcer la réussite des participant(e)s dans les concours de subventions de recherche universitaire, les publications, les présentations en conférence et autres formes de communication savante. Dispensé via une plateforme en ligne flexible, le programme SCE combine des modules synchrones et asynchrones pouvant être adaptés aux besoins spécifiques de chaque établissement, assurant ainsi la pérennité du transfert de connaissances et de compétences bien au-delà de la fin du projet.
Résultats et impact : Consolider et pérenniser les nouvelles capacités de recherche à l’Université BDU
USF a récemment mené à bien le deuxième projet du programme SCE avec des professeurs de la faculté d’agriculture et des sciences de l’environnement, de la faculté de commerce et d’administration, de la faculté d’éducation et de la faculté des sciences sociales de l’Université de Bahir Dar.
Depuis mai 2025, les participant(e)s ont suivi une expérience d’apprentissage structurée de six mois, couvrant toutes les étapes majeures de l’élaboration d’une subvention – de la préparation de la proposition et de la budgétisation à l’analyse documentaire, en passant par les exigences de soumission et la révision finale indispensable pour une proposition compétitive. L’un des principaux résultats a été la création d’un module adaptable de rédaction de demandes de subventions, qui sera intégré aux initiatives de développement professionnel en cours à l’Université BDU, offrant ainsi aux futur(e)s enseignant(e)s l’accès à la même formation.
Les participant(e)s du programme ont également conçu des supports de formation sur mesure, spécifiques à leur domaine d’activité, pour soutenir leurs collègues au sein des différentes unités de l’université. Ces formations, assurées par des membres du corps enseignant, seront déployées en2026 et devraient s’intégrer de manière permanente à l’offre de développement professionnel de l’Université BDU. Dans cette dynamique, l’Université BDU lance également des initiatives complémentaires, avec des ateliers continus de formation à la recherche et un élargissement des services de soutien via le bureau de la recherche.
Ce projet, réalisé en collaboration avec USF, représente une première pour l’université, tant par son modèle de mise en œuvre que par son impact prometteur à long terme.
Le Dr Manendante Mulugeta, directeur des relations extérieures et des partenariats de l’Université de Bahir Dar, décrit l’impact de cette collaboration avec USF :
« Le programme Fondements de la communication savante (Essentials of Scholarly Communication) a eu un impact transformateur à l’Université de Bahir Dar. Il a non seulement renforcé la confiance et la capacité de notre personnel à rédiger des propositions de subventions compétitives, mais il a également jeté les bases d’une approche institutionnelle durable en matière de financement pour la recherche. Grâce à notre collaboration avec Universitaires sans frontières, nous avons développé des ressources de formation adaptables qui continueront à renforcer les capacités de l’ensemble de l’université. Ce partenariat a véritablement fait progresser notre vision, qui consiste à favoriser une culture de la recherche dynamique et engagée à l’échelle mondiale. »
Colleen Willard-Holt (Université Wilfrid Laurier) et Doug Orr (Université de Lethbridge), bénévoles d’USF, ont codirigé la préparation et la prestation du cours aux côtés de l’équipe de projet de l’Université de Bahir Dar, avec la contribution d’un grand nombre de bénévoles d’USF pour l’élaboration du contenu.
Merci à Colleen et à Doug pour leur leadership exceptionnel, ainsi qu’à tous les bénévoles d’USF qui offrent si généreusement leur temps et leur expertise pour promouvoir l’équité mondiale dans l’enseignement supérieur.
Et un grand merci à nos amis et généreux donateurs, à notre institution hôte–l’Université de la Colombie-Britannique–ainsi qu’au réseau d’universités, de collèges et d’écoles polytechniques de l’USF, dont le soutien permet aux bénévoles dévoués d’USF de mener à bien leur travail.

Colleen Willard-Holt, Professeur émérite, Faculté d’éducation, Université Wilfrid Laurier

Doug Orr, (retraité) Facilitateur du développement de l’enseignement, Centre d’enseignement de l’Université de Lethbridge
Bulletin trimestriel de l’AWB (T3)
Cher·ère·s ami·e·s,
Bienvenue à cette nouvelle année académique d’Universitaires sans frontières (USF)!
Nous sommes ravis de continuer à travailler avec vous cette année sur les projets stimulants d’USF. Votre dévouement, votre passion et votre soutien ont un impact significatif dans la vie de nombreux·ses étudiant·e·s, enseignant·e·s et membres du personnel au sein de nos établissements partenaires. Nous sommes heureux de vous compter parmi les membres de la communauté d’USF!
Nous vous invitons à découvrir, dans ce numéro automnal de notre Mise à jour trimestrielle d’USF, un aperçu d’un projet à fort impact et le profil d’un·e bénévole au parcours remarquable.
Nous vous souhaitons une excellente année, pleine de succès et de santé! Merci de votre précieux soutien en faveur de l’équité dans l’enseignement supérieur à l’échelle mondiale.
L’équipe d’USF
Si vous souhaitez en savoir plus sur le travail, la mission et les projets d’USF, veuillez consulter notre site Web au www.awb-usf.org ou contactez-nous à l’adresse [email protected]. Merci de votre intérêt et de votre soutien!
Renforcement des capacités de prise en charge du cancer au Kenya : lancement d’une maîtrise en physique médicale à l’Université de Meru, au Kenya
Établissement partenaire : Université scientifique et technologique de Meru, université publique au Kenya, créée en 2013 comptant plus de 10 000 étudiant·e·s
Bénévoles auprès d’USF : Dre Andrea Hemmerich, Université McMaster, Dr. John Schreiner, Queen’s University
Défi : Améliorer les capacités médicales en matière de diagnostic et de traitement du cancer
Le Kenya continue de faire face à une augmentation du nombre de cas de cancer, l’accès opportun au diagnostic et aux soins restant limité étant donné la pénurie de professionnels de santé spécialisés. Consciente de cette lacune majeure, l’Université scientifique et technologique de Meru (MUST), en partenariat avec Universitaires sans frontières (USF) et Medical Physicists for World Benefit (MPWB), a lancé un programme d’étude visant à créer l’un des tout premiers programmes de Masters of Science (MSc) en physique médicale au Kenya.
Jusqu’à récemment, aucune université au Kenya ne proposait de formation officielle en physique médicale, un domaine essentiel au diagnostic moderne du cancer et à la radiothérapie. En 2019, le professeur Daniel Maitethia Memeu, professeur de physique à l’Université MUST, a pris l’initiative de contacter USF, amorçant ainsi un changement significatif. Ce qui a suivi a été un effort pluriannuel hautement collaboratif pour concevoir un programme adapté aux besoins uniques du Kenya en matière de soins de santé.>
« Le soutien d’USF aura un impact astronomique », déclare le professeur Memeu. « Il nous permettra de former des professionnels qui, sans ce programme, n’auraient pas eu accès à une telle opportunité, et ainsi de prendre en charge des patients qui, sans cela, seraient restés sans soins. »
Profil de bénévole – Cynthia Korpan
Les bénévoles d’USF sont des universitaires engagé·e·s qui donnent généreusement leur temps et partagent leur expertise en collaborant avec des collègues d’établissements partenaires d’USF situés dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Ensemble, il·elle·s travaillent sur des projets qui dépassent les objectifs et les frontières disciplinaires.
Bénévole active au sein d’USF, la Dre Cynthia Korpan collabore actuellement à deux projets avec l’Université Simon Diedong Dombo de commerce et d’études de développement intégré (SDD-UBIDs), à Wa, au Ghana.
Le premier projet, lancé en 2023 par la SDD-UBIDs, visait à mettre en place un programme de développement professionnel destiné aux étudiant·e·s des cycles supérieurs. En partenariat avec la Dre Heather Merla de l’Université Queen’s, également bénévole auprès d’USF, ce projet a débuté par une analyse documentaire et une évaluation des besoins, incluant enquêtes et groupes de discussion menés avec diverses parties prenantes locales. Ces démarches ont permis de recueillir les données nécessaires à la conception du programme. Cynthia et Heather reviennent tout juste de Wa, où elles ont offert une formation selon le modèle « former les formateur·rice·s », destinée à des pair·e·s mentor·e·s qui prendront en charge l’enseignement du programme.
Le deuxième projet consistait à former un groupe de facilitateur·rice·s chargé·e·s de mettre en œuvre l’atelier Instructional Skills Workshop (ISW) à l’Université SDD-UBIDs. Pendant sept jours, la Dre Cynthia Korpan et la Dre Jill Grose, de l’Université Brock, aussi bénévole d’USF, ont encadré la formation de neuf enseignant·e·s motivé·e·s qui animeront l’atelier ISW à l’automne 2025. L’établissement prévoit d’offrir ce programme à l’ensemble de son corps professoral.
Par le passé, Cynthia a également joué un rôle clé au sein d’une équipe de bénévoles d’USF, composée de Kathleen Matheos (Université du Manitoba), Wenona Partridge (Université de la Saskatchewan) et Joan Sharp (Université Simon Fraser). Ensemble, elles ont collaboré avec des collègues de l’Université d’agriculture de Faisalabad (UAF), au Pakistan, pour promouvoir une transformation de la culture pédagogique vers une approche centrée sur l’étudiant·e et axée sur les résultats. Ce projet, mené sur une période de 18 mois, s’est conclu avec succès en février 2025.
En 2021, la Dre Cynthia Korpan a entamé une collaboration avec la Dre Geraldine Van Gyn (Université de Victoria) et P. Jino Mwaka, vice-chancelier de l’Université du Sacré-Cœur à Gulu, en Ouganda. Ce dernier avait sollicité un appui pour la création de deux cours visant à approfondir la compréhension des participant·e·s de l’enseignement engagé, de l’apprentissage et de la recherche participative en lien avec la communauté, tout en renforçant leurs compétences en mentorat universitaire. La première phase du projet a combiné des séances d’enseignement en ligne, synchrones et asynchrones, suivies d’un programme intensif de deux semaines en présentiel, offert en août 2023.
L’engagement bénévole de Cynthia au sein d’USF témoigne de son désir profond de partager son expertise et son expérience. USF offre un cadre idéal pour concrétiser cet engagement. Selon elle : « L’approche d’USF en matière de soutien aux établissements crée un cadre de collaboration qui place les besoins et les objectifs de chaque établissement partenaire au cœur des priorités. Cela signifie que l’établissement partenaire appuie fortement les projets mis en œuvre, ce qui se traduit par une équipe engagée, déterminée à assurer la réussite du projet, mais aussi à en garantir la pérennité. »
Cynthia est professeure adjointe à la Faculté d’éducation de l’Université de Victoria. Jusqu’en 2023, elle a occupé le poste de directrice de l’enseignement de l’excellence (Teaching Excellence), où elle concevait et animait des cours destinés tant aux étudiant·e·s des cycles supérieurs qu’au perfectionnement du corps professoral. Elle est titulaire d’un doctorat de l’Université de Victoria, portant sur l’apprentissage de l’enseignement postsecondaire chez les jeunes universitaires.
Par ailleurs, elle est secrétaire du conseil d’administration de la Société pour l’avancement de la pédagogie dans l’enseignement supérieur (SAPES), rédactrice en chef adjointe de la Revue canadienne sur l’avancement des connaissances en enseignement et en apprentissage (RCACEA), et membre du comité du groupe d’intérêt spécial sur le développement des étudiant·e·s aux cycles supérieurs, des stagiaires postdoctoraux et des professionnel·le·s en formation (Graduate Student, Professional Student, and Postdoctoral Scholar Development Special Interest Group – GPPD SIG) au sein du Professional and Organizational Development Network (POD). Elle est également directrice de ITeach: Certification in Higher Ed Inc.
Universitaires sans frontières tient à souligner l’engagement remarquable de Cynthia, ainsi que celui de toutes les personnes bénévoles qui contribuent à notre mission.
Renforcement des capacités de prise en charge du cancer au Kenya : lancement d’une maîtrise en physique médicale à l’Université de Meru, au Kenya
Établissement partenaire : Université scientifique et technologique de Meru, université publique au Kenya, créée en 2013 comptant plus de 10 000 étudiant·e·s
Bénévoles auprès d’USF : Dre Andrea Hammerich, Université McMaster, DrJohn Schreiner, Queen’s University
Défi : Améliorer les capacités médicales en matière de diagnostic et de traitement du cancer
Le Kenya continue de faire face à une augmentation du nombre de cas de cancer, l’accès opportun au diagnostic et aux soins restant limité étant donné la pénurie de professionnels de santé spécialisés. Consciente de cette lacune majeure, l’Université scientifique et technologique de Meru (MUST), en partenariat avec Universitaires sans frontières (USF) et Medical Physicists for World Benefit (MPWB), a lancé un programme d’étude visant à créer l’un des tout premiers programmes de Masters of Science (MSc) en physique médicale au Kenya.
Jusqu’à récemment, aucune université au Kenya ne proposait de formation officielle en physique médicale, un domaine essentiel au diagnostic moderne du cancer et à la radiothérapie. En 2019, le Dr Daniel Maitethia Memeu, professeur de physique à l’Université MUST, a pris l’initiative de contacter USF, amorçant ainsi un changement significatif. Ce qui a suivi a été un effort pluriannuel hautement collaboratif pour concevoir un programme adapté aux besoins uniques du Kenya en matière de soins de santé.
« Le soutien d’USF aura un impact astronomique », déclare le Dr Memeu. « Il nous permettra de former des professionnels qui, sans ce programme, n’auraient pas eu accès à une telle opportunité, et ainsi de prendre en charge des patients qui, sans cela, seraient restés sans soins. »
Approche : Mettre en place un programme de maîtrise en physique médicale
Élaboration du programme d’études par la collaboration
En raison des restrictions de voyage liées à la pandémie, la Dre Andrea Hemmerich (Université McMaster), bénévole d’USF, a collaboré à distance avec l’équipe de l’Université MUST pour mettre au point le programme d’études. En s’appuyant sur les contributions de parties prenantes nationales et internationales, dont MPWB, l’équipe du projet a veillé à ce que le programme réponde aux besoins du système de santé local tout en respectant les standards internationaux.
Deux ateliers réunissant des parties prenantes clés, l’un virtuel, l’autre en présentiel, ont rassemblé des physicien·ne·s médicaux·ales, des oncologues, des radiologues, des enseignant·e·s-chercheur·e·s et des responsables universitaires. Ces sessions ont joué un rôle déterminant dans la définition de la structure et des résultats d’apprentissage du programme.
En juillet 2023, des bénévoles d’USF et de MPWB se sont rendus au Kenya pour une mission de deux semaines, visant à finaliser les plans de cours, les méthodes d’évaluation et les ressources pédagogiques. Résultat : un projet de programme complet qui a depuis fait l’objet d’un examen interne et a été soumis à la Commission pour l’enseignement universitaire (CUE) pour accréditation nationale.
Renforcer les capacités locales
Pour assurer la durabilité du programme, le projet s’est appuyé sur un important volet de renforcement des capacités. Les séminaires dispensés par des experts internationaux, y compris le Dr John Schreiner et le Dr Yakov Pipman, ont permis de préparer le corps professoral à enseigner le programme et à s’approprier pleinement son contenu. Les conférencier·ère·s de l’Université MUST ont également animé des présentations sur les cours qu’il·elle·s proposeront, facilitant ainsi l’apprentissage entre pairs et le mentorat.
Par ailleurs, l’Université a signé un protocole d’accord avec l’hôpital universitaire et de référence de Meru, où une nouvelle clinique de cancérologie offrira aux étudiant·e·s des opportunités de recherche et de formation pratique.
Partenariats stratégiques et impact régional
La collaboration a été un pilier essentiel de la réussite du programme. En complément de ses collaborations avec USF et le MPWB, l’initiative s’est également associée à l’Association des physiciens médicaux du Kenya (AMPKen), à des universités locales (MMUST, Chuka et Pwan)i, ainsi qu’à divers hôpitaux, centres de cancérologie et au représentant kényan de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
« En intégrant les parties prenantes dès les premières étapes, souligne la Dre Hemmerich, nous avons pu concevoir un programme en phase avec les réalités du système de santé au Kenya, tout en préparant les étudiant·e·s à relever les défis des soins oncologiques de demain. »
Le projet a déjà gagné en visibilité grâce à de nombreuses publications, notamment le bulletin canadien sur la physique médicale InterActions (janvier et juillet 2024) et le rapport annuel de 2023 de l’Université McMaster.
Prochaines étapes : Renforcer et pérenniser les nouvelles capacités
En attente de son accréditation, le programme de MSc prévoit d’accueillir sa première cohorte d’étudiant·e·s dès 2026. À long terme, le programme ambitionne de faire de MUST un pôle régional de formation en physique médicale et en soins contre le cancer — une étape clé pour raccourcir les délais de prise en charge, améliorer les résultats cliniques et renforcer les capacités du personnel de santé kényan sur le plan national.
Pour plus d’informations sur l’impact du travail d’USF et nos opportunités de bénévolat, veuillez consulter notre site web.
Profil de bénévole – Kevin Pitts, Seneca Polytechnic
Kevin Pitts est professeur retraité du centre d’enseignement et d’apprentissage de Seneca Polytechnic et bénévole d’USF de longue date. Durant ses plus de 30 ans de carrière dans l’enseignement supérieur, il a consacré la majeure partie de son temps au développement du corps professoral, aidant les enseignants à perfectionner leurs compétences pédagogiques, notamment en matière d’apprentissage en ligne/mixte et d’apprentissage assisté par les technologies. Le reste de son temps, il a enseigné les mathématiques et les sciences de l’éducation.
Kevin est également passionné par le développement international et a participé à plusieurs projets internationaux en Afrique et en Asie.
Kevin est actuellement bénévole principal d’USF pour le programme de pédagogie en ligne dans l’enseignement supérieur, une initiative conjointe d’USF et de l’Université Aga Khan. Ce programme de développement professionnel consiste en une série de quatre modules avec des cours synchrones et asynchrones axés sur la pédagogie mixte et en ligne.
Depuis 2023, des bénévoles d’USF et des membres du corps enseignant de l’Université Aga Khan proposent ce programme aux membres du corps enseignant des établissements du réseau de développement Aga Khan en tant qu’initiative conjointe.
En avril 2024, Kevin et le Pr Norma Ponzoni de l’Université McGill, une autre bénévole d’USF, ont animé un atelier de conception de cours mixtes et en ligne pour les enseignant·e·s de l’Université internationale Amref (AMIU) au Kenya.
Kevin travaille actuellement sur le plus récent projet collaboratif du programme de pédagogie en ligne dans l’enseignement supérieur, avec des enseignant·e·s du Collége universitaire de Turkana au Kenya.
La première mission de bénévolat de Kevin à USF a eu lieu en 2019 à l’Université Bahir Dar (BDU) en Éthiopie. Kevin a co-enseigné deux cours, Advanced Research Methods (Méthodes de recherche avancés) et Post-graduate Seminar II (Séminaire post-universitaire II), pendant six semaines à des étudiant·e·s en doctorat inscrit·e·s à la faculté de droit de BDU. Pendant cette mission, Kevin a également contribué à réviser des programmes de cours et à créer une présence en ligne liée aux cours.
« C’est un plaisir et un privilège de travailler avec la formidable équipe d’USF. Je suis passionné par l’enseignement, l’apprentissage et la formation, et grâce à USF, j’ai pu nouer des relations avec des personnes faisant une différence dans le monde entier, ce qui m’a apporté une perspective internationale plus nuancée, un aperçu des gens issus de cultures et d’endroits que je n’aurais peut-être jamais eu l’occasion de visiter. Cela a éclairé mon propre apprentissage et mon développement personnel et professionnel. J’espère que j’ai pu, à mon tour, avoir un impact positif sur mes collègues enseignant·e·s et leurs étudiant·e·s, et je me réjouis de poursuivre dans cette voie. Asante sana USF! »
USF est reconnaissant de pouvoir compter sur l’expertise et l’enthousiasme de Kevin et de nos bénévoles dévoué·e·s qui travaillent de concert pour autonomiser les établissements d’enseignement supérieur dans les pays à revenu faible ou moyen.
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